PME & Directive CSRD : Pourquoi s’y intéresser ?

Avec la montée en puissance des enjeux environnementaux et sociaux, la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) constitue une avancée majeure pour le reporting extra-financier en Europe.

Bien qu’elle cible principalement les grandes entreprises, cette directive CSRD représente également une opportunité pour les petites et moyennes entreprises (PME) d’améliorer leur compétitivité et de renforcer leurs démarches RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises).

Décryptons ensemble les implications de cette directive, ses avantages pour les PME et les étapes nécessaires pour en tirer parti.
Accrochez-vous, il y a quelques termes qui décoiffent, mais cela en vaut la peine !

Qu’est-ce que la CSRD ?

Adoptée en 2021, la CSRD vise à remplacer la directive NFRD (Non-Financial Reporting Directive) en élargissant le périmètre des entreprises concernées et en introduisant des normes harmonisées pour le reporting de durabilité. La CSRD repose sur trois objectifs principaux :

  1. Accroître la transparence des informations extra-financières des entreprises.
  2. Améliorer la comparabilité des données grâce à des standards uniformes : les ESRS (European Sustainability Reporting Standards).
  3. Renforcer la transition vers une économie durable, alignée sur le Green Deal européen.

Depuis 2024, les grandes entreprises doivent publier des rapports de durabilité conformes aux exigences de la Directive CSRD, incluant des données sur leur empreinte et impact environnemental, leur impact social et leurs pratiques de gouvernance.
Bien que les PME non cotées ne soient pas directement obligées de se conformer à ces normes, elles seront indirectement affectées via leurs relations commerciales avec des clients ou fournisseurs soumis à ces obligations.

ESG, Matrice de double matérialité, ESRS et VSME : Décryptage des notions clés à connaître

Avant de lire cette partie, respirez un bon coup, soyez dans un endroit calme 🧘
L’objectif n’est pas de connaître par cœur ces termes, mais d’en comprendre le sens lorsque vous les entendez.

Qu’est-ce que les critères ESG ?

L’ESG (Environnement, Social, Gouvernance) est un cadre d’analyse qui évalue les performances des entreprises en matière de durabilité. Ce cadre est structuré autour de trois grands axes :

  1. Environnement : Cela inclut la gestion des ressources naturelles, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’empreinte carbone, et les initiatives visant à limiter l’impact environnemental.

  2. Social : Ce pilier examine les conditions de travail, la diversité, l’inclusion, les droits de l’Homme, ainsi que les relations avec les parties prenantes internes et externes, comme les fournisseurs ou les communautés locales.

  3. Gouvernance : Ici, les entreprises sont jugées sur leurs pratiques de gouvernance, telles que la transparence, l’éthique des affaires, la gestion des risques ou la diversité au sein des conseils d’administration.

Double matérialité

La double matérialité est au cœur de la Directive CSRD. Ce concept signifie que les entreprises doivent examiner :

  • La matérialité financière : Comment les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) influencent leur performance économique.
  • La matérialité environnementale et sociale : Comment leurs activités impactent la planète et la société.

Les entreprises doivent s’interroger sous deux angles :

  • Matérialité « inside-out » : comment l’entreprise impacte l’environnement et la société ?
  • Matérialité « outside-in » : comment les enjeux environnementaux et sociaux affectent l’entreprise ?

Ce double prisme oblige les entreprises à aller au-delà de la gestion des risques, en mettant en avant leur rôle actif dans la transition écologique et sociale​.

Pour se poser ces questions, elles vont s’appuyer sur les normes ESRS afin d’établir quels sont leurs impacts, leurs risques et leurs opportunités sur les différentes thématiques.

Représentation de la double matérialité

Qu’est-ce que les ESRS ?

Les ESRS (European Sustainability Reporting Standards) sont les normes établies par l’EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group) pour structurer les informations à publier dans le cadre du reporting de durabilité exigé par la directive CSRD.
Ces normes visent à garantir une comparabilité et une transparence accrues entre les entreprises européennes.

Elles se déclinent en plusieurs catégories couvrant :

Environnement (E)

Émissions de gaz à effet de serre (scopes 1, 2 et 3) / Gestion des ressources en eau et biodiversité / transition énergétique

Social (S)

Droits des employés, conditions de travail, et égalité des chances / Engagement communautaire / Respect des droits de l’Homme dans la chaîne de valeur.

Gouvernance (G)

Transparence des processus décisionnels. / Lutte contre la corruption et les pratiques anticoncurrentielles / Qualité de la supervision au sein des structures dirigeantes.

Différence clé entre ESG et ESRS

  • L’ESG est un concept général, utilisé comme un référentiel par les entreprises et les investisseurs pour évaluer et améliorer leurs performances extra-financières.

  • Les ESRS, quant à eux, sont des normes opérationnelles précises, créées pour répondre aux exigences de la directive CSRD.

Ces standards obligent les entreprises à adopter une méthodologie rigoureuse pour collecter, vérifier et présenter les données de durabilité

VSME (Voluntary Sustainability Reporting Standard for SMEs)

Le VSME, élaboré par l’EFRAG, est une version volontaire et simplifiée des ESRS, spécialement adaptée aux PME non cotées. Ce standard vise à :

  • Réduire la charge administrative des PME.
  • Standardiser les données ESG demandées par leurs partenaires commerciaux.

Donner accès à des financements plus responsables​

Pourquoi un guide dédié aux PME volontaires ?

Les PME occupent une place centrale dans l’économie européenne, toutefois, elles disposent souvent de ressources limitées pour intégrer les exigences complexes du reporting extra-financier.
L’objectif est de proposer un guide dédié adapté à la taille de leur organisation, avec un périmètre plus restreint d’analyse de données.

Le guide VSME leur offre :

  1. Une méthodologie accessible pour structurer leur démarche RSE.
  2. Une réponse aux exigences des clients soumis à la CSRD, qui attendent des données ESG fiables de leurs partenaires.
  3. Un outil pour valoriser leurs initiatives durables, notamment dans les appels d’offres ou pour attirer des investisseurs.

En adoptant ce référentiel, les PME renforcent leur compétitivité, en ayant des données concrètes à communiquer aux parties prenantes qui les sollicitent, tout en se préparant à un cadre réglementaire potentiellement plus strict à l’avenir.
Aussi, cela permet de structurer davantage sa stratégie RSE !

La VSME, CSRD pour les PME : quels enjeux et bénéfices pour les PME ?

Les enjeux :

Pression réglementaire indirecte

Les grandes entreprises exigeront des données ESG de leurs fournisseurs.

Accès aux financements durables

Les banques et investisseurs favorisent les entreprises responsables.

Gestion des risques

Comprendre et anticiper les risques environnementaux et sociaux devient crucial.

Les bénéfices :

    1. Amélioration de la compétitivité : Les PME engagées dans une démarche ESG se différencient sur le marché.
    2. Réduction des coûts : L’optimisation des ressources et la maîtrise des risques diminuent les dépenses sur le long terme.
    3. Renforcement de la résilience : Une meilleure gestion des enjeux ESG garantit une pérennité accrue.
    4. Valorisation dans les appels d’offres : Un reporting ESG clair est souvent un critère décisif pour remporter des marchés publics ou privés
    5. Renforcement de sa stratégie RSE : Permet de structurer sa démarche, ses objectifs et ses engagements

Comment mettre en place un reporting durable ?

Voici les étapes pour adopter une démarche efficace :

  1. Former les équipes : Comprendre les enjeux de la CSRD, de la double matérialité et des ESRS est essentiel pour structurer le reporting.
  2. Utiliser le VSME comme guide : Ce référentiel simplifié aide à répondre aux attentes sans surcharger les ressources internes.
  3. Réaliser un diagnostic initial : Identifier ses points forts et ses points faibles via une analyse de matérialité. Mettre en place une feuille de route d’actions correctives
  4. Echanger avec ses parties prenantes sur leurs attentes, leurs besoins
  5. Collecter des données pertinentes : Se concentrer sur les informations les plus impactantes pour l’entreprise et ses parties prenantes.
  6. Communiquer sur les résultats : Partager les engagements et les progrès via un rapport de durabilité accessible et attractif

Et si vous faisiez appel à POPEYS ?

Chez POPEYS, nous sommes convaincus que la transition vers un modèle durable est une opportunité unique pour les PME. Notre expertise couvre :

  • Formations sur la CSRD et les ESRS pour vos équipes.
  • Accompagnement CSRD sur-mesure
  • Diagnostic RSE et stratégie personnalisée pour valoriser vos engagements.

En prenant la CSRD comme levier stratégique, les PME peuvent anticiper les attentes du marché tout en renforçant leur résilience.
Transformez vos défis en atouts et démarquez-vous grâce à une démarche ESG solide. Ensemble, faisons de votre PME un acteur clé de la transition durable !

Contactez POPEYS pour devenir une entreprise encore plus compétitive et durable !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut